Notre politique sur les royalties exige que les titres comptabilisent au moins 1 000 streams au cours de l’année écoulée pour générer des royalties d’enregistrement. Cette obligation ne modifie pas le fonds de royalties et n’augmente pas les profits de Spotify. Elle permet de rediriger les revenus vers les artistes professionnel·le·s.
Au total, 99,5 % des streams proviennent de titres qui totalisent au moins 1 000 streams par an, et chacun de ces titres est mieux rémunéré grâce à cette politique.
En 2025, 3,5 millions d’artistes comptaient au moins un titre éligible. La moyenne des royalties d’enregistrement pour chaque titre monétisé a plus que triplé entre 2023 et 2025.
Explication : des dizaines de millions de titres ne généreront en moyenne que 0,02 $ par mois. Ensemble, ces titres totalisant moins de 1 000 écoutes représentent environ 0,5 % des streams (et feraient donc gagner 0,5 % de l’enveloppe de royalties sans notre politique). Avec une enveloppe annuelle dépassant les 11 milliards de dollars, représente des montants significatifs, soit des dizaines de millions de dollars par an.
Le problème, c’est que les paiements de moins de 2 $ ne parviennent souvent pas aux artistes. Les labels et les distributeurs appliquent des montants de retrait minimaux (2 $ à 50 $) tandis que les banques facturent des frais de transaction (1 $ à 20 $). C’est pourquoi ces petits paiements sont fréquemment bloqués dans le système, sans jamais enrichir qui que ce soit.
Nous redirigeons donc cette rémunération là où elle peut faire une réelle différence : vers les artistes qui développent leur carrière grâce au streaming.